Adhésion au PSU en 1971 et changement climatique !

Mon adhésion au PSU

qui est le sigle de : Parti Socialiste Unifié curieuse dénomination car il n’a vraiment rien d’une unification !

J’adhérai au PSU au début de l’année 1971. Sa ligne autogestionnaire me convient tout à fait ; il rassemble plusieurs courants ce qui permet des discussions et échanges avec diverses lignes politiques (trotskiste, mao, paysanne) ;

il prend en compte le changement climatique que viennent d’annoncer des scientifiques, l’environnement fait partie de son programme : c’est totalement oublié de nos jours ! Il fut le seul parti à en tenir compte dans son programme, à part le seul parti spécialisé sur la question de Brice Lalonde  auquel adhéra Jean-Jacques Porchez.

il sera toujours proche des luttes.

Le PS, bien qu’en reconstruction, ne m’attire pas du tout.

Cependant je côtoie des militants de gauche divers, dont des trotskistes, qui de « mao » virent vers le journal « Rouge » ; d’autres « m-l » tentés par le passage à la violence, je les fuirai.

En France, à l’inverse de l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, l’Espagne, les groupes violents n’eurent que peu de développement, elles durèrent jusqu’années 1980.

Quant au PCF…

j’en ai été exclue en 1964, je ne vais pas y revenir ! Quoiqu’il m’arriva d’assister à quelques réunions ouvertes à des non adhérents sympathisants, réunions d’un grand ennui où il n’est pas question de politique mais seulement de pratique : tracts, affiches, etc.

Je ne dois pas dire que je suis au PSU : très mal vu par le PCF qui le catalogue encore, suite à 1968, « d’extrême gauche » ou reprenant l’insulte adoptée par la bourgeoisie « gauchiste » : terme très péjoratif à ses yeux !

Période de 1968 à années 1980

La période jusque fin des années 80 seront des années de grandes contestations internes au PCF : exclusions, et surtout départs de dirigeants à la pelle… qui font scandales à chaque fois, certains essayant, sans lendemains, de reconstruire une autre structure…

Au PSU je fais connaissance d’ami-e-s, qui marqueront ma vie pour longtemps (Geneviève et Bernard, frère et sœur).

Et un compagnon ! Il est étudiant à polytechnique. Bientôt il tombe amoureux de moi, il me trouve belle, je le trouve agréable, sans plus. Il me demande en mariage.

Pourquoi pas ?!. Pour cela il me présente à sa famille qui habite Versailles :  Elle refuse ce mariage parce que je suis divorcée.

Lui ne voyait aucun inconvénient à élever mon fils auquel il s’est attaché.

Je le croiserai un jour dans une manifestation accompagné de sa femme et tenant un fils sur les épaules… crève cœur.

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