Divorce d’avec Jean-Jacques Porchez et pension alimentaire

Procédure de divorce

J’entamerai bientôt une procédure de divorce, que je n’obtiendrai qu’en juillet 1973 en prenant tous les torts à ma charge puisque j’ai commis la « faute » de quitter le domicile conjugal ; je ne me vois pas exposer en justice la ou les raisons de la mésentente de notre couple, qui ne sont pas très claires pour moi-même, sinon que je sais que je n’ai que trop tardé à quitter mon mari, qu’en fait je n’aurais même pas du épouser : c’est la pression familiale qui m’a faite me marier… avec le premier « convenable » qui se soit présenté. Je sais aussi que je suis dans une position délicate : Jean-Jacques, on me l’a fait remarquer, est connu, moi je ne suis « rien », et surtout je refuse d’avance toutes batailles !

La vie me donnera l’occasion de ma revanche une quinzaine d’années plus tard… mais je ne serai pas plus combative…
Ce n’est pas dans mon caractère de me battre avec ou contre des Humains si c’est d’ordre personnel. Je prends la meilleure défense que je connaisse : la fuite, ou l’évitement.

Location d’un appartement de 2 pièces

Jean-Jacques refusant que je prenne Jean-François avec moi dans un studio, exigeant un deux pièces, je loue un meublé de deux pièces dans le 15ème arrondissement.

Là j’ai :

  1. une vraie cuisine où nous mangeons sur une table ronde,
  2. dans la pièce principale mon lit est un canapé dépliant (défoncé !), une immense table qui encombre la pièce, un chauffage sommaire au pétrole, dont je dois porter les bidons remplis sur cinq étages plusieurs fois par semaine depuis le marchand du rez de chaussée ;
  3. une chambre contient un lit pour mon fils et quelques placards,
  4. dans l’entrée une douche qui sert aussi de WC à la turque à côté de la cuisine.

Je re-tapisse tous les murs du séjour de grandes fleurs mauves, et repeins les murs de la chambre de mon fils. Jean-François va seul à l’école très proche. Le soir, comme cela se fait à l’époque, en attendant que je rentre du travail, il joue souvent au bas de l’immeuble avec des camarades.

Remarque : Jean-François fera pipi au lit durant une très courte période au moment de l’emménagement dans ce 2 pièces. Je me sentirai totalement incapable face à ce qui dénotait un déséquilibre du à la séparation de ses parents, qui en plus ne s’entendent sur rien : Jean-Jacques refuse toute conciliation que ce soit, et moi je me sentais impuissante face à cette raideur.

Fixation de la pension alimentaire

Le montant de la pension alimentaire que Jean-Jacques accepte de me verser est de 500 frs par mois, uniquement pour notre fils, ayant, par volonté de mon autonomie, refusé une pension pour moi-même à laquelle j’aurais eu droit : ce fut une erreur funeste de ma part.

Mon niveau de vie subit une descente énorme !

À l’occasion d’une hospitalisation, ayant perdu mes droits à la Sécurité sociale , le divorce n’étant pas encore prononcé, Jean-Jacques fournit ses feuilles de payes et je découvre, ahurie, qu’il a un salaire de 50 000 frs par mois !

Alors que mon salaire oscille entre 1500 et 2000 frs …

De plus il « oublie » de me verser la pension, que je dois réclamer par téléphone à partir de chaque deuxième quinzaine du mois…

…et je crie parce qu’excédée par une négligence qui me met chaque mois en port à faux pour payer mon loyer, toujours en déséquilibre d’être vidée par mon loueur.

Malheureusement mon fils est le plus souvent présent et assiste à ces engueulades : c’est moi qu’il entend crier au téléphone, il n’a aucune conscience de la gravité de notre situation, pour lui tant que pour moi. Inconsciemment il doit me classer « d’invivable » alors que c’est sur son père que la faute devrait être portée.

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