En trop je ne connais pas la signification de aimer !

En trop je ne connais pas la signification de aimer !

Nourrie, logée, habillée… rien ne se voit de l’extérieur, même moi j’ai mis du temps à réaliser !

Quand on n’a connu que cette sorte d’indifférence on ne voit rien, on ne réalise rien. D’autant que la famille n’était pas démonstratrice : on ne se touche pas, une bise sur chaque joue sans se toucher, pour se dire bonjour, sauf ma sœur qui me prenait dans ses bras…

Ils faisaient un groupe de trois personnes : ma sœur, ma mère et mon père. Moi je me mettais sous la table où ils étaient à bavarder, rire, échanger sur tout et rien, j’ai oublié de quoi ils parlaient, je n’écoutais peut-être pas, je me souviens par contre très bien que je ne disais rien, j’étais comme muette. Ce qui m’a durée toute la vie : j’ai encore du mal à parler, par contre je suis excellente dans l’écoute !

Il fut un moment où je regrettais de ne pas faire ce qu’il eut fallu pour devenir psychanalyste. Mais pour ça il eut fallu que je fasse une analyse tôt… ce que je n’ai jamais osé faire à temps (1) en attendant durant mon adolescence je lisais Freud et tous les autres…

Ma mère est absente

Une de mes grandes interrogations restée pour toujours sans réponse :

mais qu’est-ce qu’elle fait toutes ces après midi qu’elle passe dans les magasins ??

car elle était souvent (ce mot étant relatif, car je ne sais l’attribuer à un temps défini) absente quand je rentrais de classe de primaire.

Alors je faisais pipi sur le tapis… il m’est arrivé de me faire disputer par le voisin pour ces traces qui restaient définitives, et je m’asseyais sur les marches face à la porte de notre appartement, ou alors j’allais visiter l’étage supérieur qui contenait les chambres de bonnes, sans bonne !

par contre elle est obsédée par mon intestin… j’en ferai des cauchemars encore adulte…

Pour les grandes vacances on m’envoie ailleurs…

mes première vacances « seule » furent à la campagne, dans une famille, du temps des moissons, ici une photo prise par moi en 2008

moisson 3
moisson 3

Colonies de vacances :

des colonies de vacances sont regulierement organisees sur le littoral et ailleurs dans le departement
des colonies de vacances sont régulièrement organisées sur le littoral et ailleurs dans le département

La première colonie de vacances fut sous l’égide de ma sœur à Saint-Brieuc qui y était monitrice, j’avais 5 ou 7 ans ? C’était une colonie catholique organisée par des religieuses.

Ensuite j’ai été envoyé trois ans d’affilée, de 8 à 11 ans, en colonie de vacances du Touring-club de France à Andernos-les-bains proche d’Arcachon, et Cauterets dans les Pyrénées. J’en ai d’excellents souvenirs !

Puis mes parents me prirent une fois avec eux dans un des premiers camps de vacances, sous tentes, à Palinuro dans le sud de la « botte » de l’Italie organisée par le Club Méditerranée, je ne me souviens pas de l’année… je suppose au seuil de mon adolescence, vers mi des années 1950.

Angleterre pour apprendre l’anglais :

Puis mes parents trouvèrent une meilleure solution : m’envoyer pour de longs séjours en Angleterre pour apprendre l’anglais, ce qui me fut utile pour toute la vie ! Je fis donc des séjours de un à trois mois :

  • par un organisme qui organisait des séjours de langues pour un mois, j’y allais en bateau pour traverser la Manche
  • puis dans directement dans des familles durant 3 mois, et je prenais l’avion pour la deuxième fois, mais seule.

Il y eut un nouvel essai de m’emmener avec eux, mais ils y invitèrent en plus mes deux cousines (filles de ma tante qui habitait Reims) et nous allâmes à Argelès-sur-Mer où ils avaient louer une maison pour un mois.

Mon premier voyage seule en 1963 : la Yougoslavie

Je me souviens qu’une année je partis avec quelques ami-e-s à Arcachon, j’avais autour de 18 ans, et c’est là que je perdis ma virginité, d’une manière simple et naturelle…

Pour l’été 1963 ils me permirent de choisir un voyage.

Je choisis un voyage en caïque sur la cote Dalmate… j’en reparlerai dans un billet spécifique car c’est là que je rencontrais mon mari (pour mon malheur).

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Nota bene : chaque sujet de ce billet sera repris pour des développements spécifiques car je prends le parti de traiter des sujets plutôt que strictement chronologique qui ne pourrait qu’être incompréhensible.

(1) j’ai fait une analyse aussitôt après la mort de ma mère en 1985…jusqu’en 1991.

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