Giovanni trompe sa femme et la quitte années 1920

Giovanni trompe sa femme Anita

Vers les années 1920, Giovanni va avoir une nouvelle relation stable avec une autre femme que la sienne ; dans la famille il est dit « avec la bonne » : vrai ou faux ? Le couple avait-il les moyens de salarier une employée de maison ? Quoiqu’il était plus courant que maintenant qu’une famille nombreuse, même modeste, emploie une servante, les tâches ménagères, surtout avec quatre enfants, étaient plus lourdes que maintenant.

Giovanni quitte le domicile conjugal pour aller s’établir avec elle à Reims, on ignore là encore pourquoi Reims, réputé pour son vin, mais la Champagne est avant tout une terre agricole pauvre.

électricien à son compte à Reims

Dans cette ville il s’établit électricien à son compte ce qui comporte à la fois réparations, installations et commerce, et y initie son fils aîné qu’il a emmené avec lui. Ce fils, Giovanni continuera le métier, le petit fils continuera aussi, mais il mourra à 30 ans d’un accident d’avion, trop jeune pour perpétuer le métier.

Niveau de vie de Anita très bas

Alors que la vie quotidienne matérielle de Anita s’était améliorée depuis la fixation du couple aux alentours de Montargis, elle va brutalement devenir une sorte d’enfer.

Anita se retrouve seule avec à charge trois enfants puisque Giovanni est parti avec l’aîné. Elle n’a aucun moyens de subsistance.

Elle écrit à son frère cadet, Enrico, qui va la secourir financièrement en cachette du reste de la famille romaine, ce qui confirmerait l’hypothèse qu’elle aurait fui sa famille à la fin du 19ème siècle ou tout début du 20ème.

Alda fuit et va voir son père à Reims

Alda se rend à Reims pour retrouver son père, vers l’âge de 15/18 ans, donc encore mineure.

Adulte elle en avait encore un souvenir ébloui. Il l’a gâta tant et plus, lui offrant de beaux vêtements, la recevant chez lui.

Mais cela ne dura que quelques mois, car la nouvelle compagne s’en révéla jalouse et fit en sorte que cette fille, qui finalement dérangeait sa relation de couple, ne fut plus gâtée ni reçue par son père.

Alda s’est-elle enfuit vers son père à Reims uniquement pour le voir et combler un manque affectif ? ou aussi pour fuir, une ambiance malsaine, comme sa propre mère qui s’était enfuie de Rome ?

Car quand son père refusa de la recevoir Alda ne revint pas à Montargis, vers sa mère. N’était-ce pas ce qui aurait été le plus naturel pour une adolescente qui devait avoir autour de 15 ans ?

  • À moins que quelque chose l’en empêcha ?
  • Alda vécut-elle durant son adolescence une relation incestueuse avec sa mère ? l’inceste est la plupart du temps héréditaire, se répétant de génération en génération.
  • On peut le poser en hypothèse : quand elle s’était retrouvée seule à Reims, le réconfort et soutien de sa mère eut été le plus naturel.
  • Anita reproduisit-elle ce qu’elle aurait subi dans sa jeunesse par sa propre mère ?
  • L’inceste maternel avait-il commencé depuis plusieurs générations ?
  • La situation de Alda suppléante d’une mère dépressive et abandonnée par son mari, la livrait à sa mère… ce que Alda a fuit !

Alda prend un emploi de femme de chambre

Se retrouvant seule à Reims et n’y connaissant plus personne, Alda trouve un emploi de femme de chambre.

La seule collègue dont elle me parla était la cuisinière qui la conseillait pour sa vie de jeune fille.

Il manque des informations car habituellement dans une maison bourgeoise il y a aussi une gouvernante et une bonne.

Elle ne dit pas par quel moyen elle trouva un tel emploi. Peut-être a-t-elle pu faire valoir son expérience de fille ainée dans sa famille ?

Le racisme en France vis à vis des Italiens

interdit aux chiens et aux italiens
interdit aux chiens et aux italiens

Issue d’une famille d’immigrés ma mère ne me parla jamais du racisme qui pourtant était vif vis-à-vis des Italiens.

À partir de la fin du 19ème siècle la France commença à avoir besoin de bras supplémentaires pour son industrialisation.

Ainsi commença les immigrations polonaise et italienne.

Les immigrés italiens souffrirent particulièrement dans le Sud Est (Savoie) et le Sud (Nice) d’un racisme violent se caractérisant par des sortes de chasse à l’homme par les Français pour dissuader les Italiens « de prendre leur travail », alors que l’industrie et même les campagnes avaient besoin de ces bras supplémentaires.

Ces chasses à l’homme firent des morts parmi les Italiens.

Ce racisme accompagna la croissance de l’immigration italienne bientôt remplacée par les Algériens à partir des années 1950.

Les Italiens furent le plus gros contingent d’immigrés en France durant trois quart de siècle (1).

Les paysans étaient rivés à leur terre depuis la découverte de l’agriculture , mais du fait de sa modernisation elle avait besoin de moins de bras, les paysans devenaient ouvriers dont le nombre augmentait d’année en année depuis la forte industrialisation du milieu du 19ème siècle (Napoléon le 3ème, ou « le petit » selon Victor Hugo), et ils étaient amenés à chercher un emploi à travers toute l’Europe.

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1 – Voyage en Ritalie, Pierre Milza, 1993, : de 1921 à 1931, chaque année arrive en France un contingent de 200 000 à 380 000 Italiens en France. 1931 année record de la présence italienne en France on peut avancer le chiffre d’un million d’Italiens (sur un total de 3 millions d’immigrés) présents sur le sol français. À cette date la France devance les États-Unis en matière d’immigration.

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