Née le lendemain de Pearl Harbor

Née le lendemain de Pearl Harbor

Je suis née le 8 décembre 1941 à Vanves ex département de la Seine (soit hors les murs de Paris), intégré à la Seine-et Oise, puis les Hauts de Seine. Mon numéro de sécurité sociale contient le 75 autrement dit « la Seine » !

Ma naissance eut lieu chez une femme, pas loin du domicile familial, qui pratiquait les accouchements. Ma mère eut la pudeur de ne pas me parler de son accouchement.

Vanves

Nous habitions dans le grand immeuble qui surplombe « Vanves panorama » au fond faisant une sorte de barre haute, contenant sept parties chacune avec son entrée et son escalier (qui depuis quelques années s’est vue ajouter un ascenseur, alors que de mon temps nous montions les sept étages, au 6ème (au-dessus d’un entresol, soit 7 étages) sans ascenseur. Sur le côté gauche on peut voir le lycée Michelet, réservé aux garçons de mon temps.

Pearl Harbor : 2de guerre mondiale

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Je suis donc née le lendemain de Pearl Harbor (attaque par les Japonais de ce port, ce qui déclencha l’engagement des États Unis d’Amérique dans cette seconde guerre qui devint mondiale, alors qu’elle sévissait en Europe et en Asie – en Chine plus particulièrement envahie par les Japonais, depuis 1935, qui continuèrent leur envahissement jusqu’en Birmanie): certes je n’en eus pas conscience, mais cela eut une certaine répercussion, tout au moins morale et de souvenirs divers, sur ma vie.

Il me reste quelques traumatismes des bombardements, des séjours dans les caves de l’immeuble, assis sur des bancs. Qui me revinrent particulièrement le 24 février 2022 lors de l’attaque de l’Ukraine par le Russie. Et me déclencha une dépression nerveuse pour laquelle je suis soignée par antidépresseur.

Mes parents s’entendaient bien, mon père adora sa femme, ma mère, toute sa vie.

Ma mère était peu démonstrative à son égard.

Ma sœur

J’avais une sœur, toujours vivante à ma connaissance, née le 31 mai 1931. Elle me garda rancune toute sa vie d’avoir eu « le culot » de naitre ! Elle médit de moi auprès de chaque membre de la famille, dont mon fils.

Alors que quand je pris conscience de sa jalousie perpétuelle à mon égard, je m’écartais de sa fréquentation dès le début des années 1970 : autrement dit tout ce qu’elle peut dire à mon propos ne peut être que pure invention !

Italie

Les parents de ma mère, Alda, étaient tous deux nés en Italie : Anita à Rome, son père Giovanni à Bologne. J’en parlerai en son temps.

À la sortie de la guerre elle partit avec moi, âgée de 3 ou 4 ans, pour l’Italie pour rendre visite à sa mère à l’article de sa mort. Il parait que je me mis à parler couramment italien. Certes nous dûmes y rester quelques mois. Je fis la connaissance de mon oncle, Jordano, frère cadet des 4 enfants de ma grand-mère. Je revins enthousiaste de l’Italie… pour de longues années.

Je proclamais « je suis italienne » dans la classe, je ne sais ce qu’ils en pensaient, n’ayant aucun souvenirs de ces moments ! Il faut rappeler que les Italiens étaient aussi méprisés que les Arabes de nos jours, en voici une preuve :

interdit aux chiens et aux italiens
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