Non Jean-Jacques Porchez on ne commande pas Annie Stasse

Tu étais né fils unique dans une famille composée de

  1. ta mère, qui travaillait au ministère de la santé, avenue de Ségur, face à son propre appartement
  2. ton père, originaire de Lyon, qui décédera quand tu avais 13 ans, et laissera un capital conséquent qui perdure encore ce jour, fructifié par ta mère, puis toi, son fils une fois adulte
  3. et ta grand-mère maternelle

J’étais née dans une famille composée de

  1. ma mère, femme au foyer
  2. mon père qui travaillait 24/24, bien qu’il aima jouir de la vie en sortant et voyageant
  3. et ma sœur de 10 1/2 de plus que moi

Cette place si différente dans chacune de nos familles nous inspira un caractère absolument opposé.

Ta grand-mère, pour laquelle j’eus la plus grande estime, te voyait comme exceptionnel, mais resta toujours lucide, par malheur pour tous, ton père mourut à l’orée de ton adolescence, il ne resta plus face à toi qu’une mère qui t’adorait.

C’est cette mère qui empêcha que ton caractère apprenne à tenir compte de l’autre : moi, ta femme, je n’étais là que pour obéir à chacun de tes désirs.

Pour ma part, je mis du temps à comprendre ce qui m’arrivait

J’étais habituée depuis ma plus petite enfance :

  1. que ma sœur veuille ma mort : elle ne comprit jamais qu’elle n’était plus la fille unique qu’elle fut 10 1/2 durant.
  2. ma mère n’avait pas désiré ma naissance, naitre en pleine guerre ne fut pas « idéal » !
  3. mon père ne comprit jamais que je n’étais pas née fils, mais fille : je n’existais pas à ses yeux.

La cerise sur le gâteau de notre couple était que j’avais toujours été libre… par indifférence ? par négligence ? Je raconte comment, à compter de l’âge de sept ans, on me mit « ailleurs ». je le raconte par énumération dans un billet dédié.

Sans doute, tu m’aimais… mais moi, j’étais dans l’incapacité de ressentir quelques sentiments d’amour que ce soit : je ne l’avais pas reçu enfant, je ne sus pas l’inventer, et me trouvais démunie face à toi, mais je mis du temps à réagir, car on m’avait formée pour être l’épouse d’un seul homme. Cette position de TA femme était idéale et normale pour toi, en fait ce n’est qu’à l’occasion de mon analyse que je ne pus entreprendre qu’une fois ma mère morte en janvier 1985, que tout se dévoila par mes cris, par mes hurlements de souffrance accumulée depuis mon enfance, voire ma naissance…

Dès que tu me connus, tu me commandas en tout :

  1. apprendre la politique d’extrême gauche, tendance de la jeunesse des années 1960
  2. en 1963 chercher un appartement et trouver l’appartement à ta convenance, mon avis n’avait aucun intérêt, et dans ma naïveté ce ne fut qu’à l’occasion de la recherche du second appartement en 1969 que je me révoltais.

1969

Six mois durant, tu dirigeas ma recherche, je n’avais aucun avis à donner : tu voulais un appartement en terrasse et en duplex. Ce fut très difficile à trouver et tu restais enfermé dans ton choix, mon goût ne comptait pas.

Concomitamment, je rencontrai Michel et je faillis jouir… mais il était encore trop tôt pour que mon corps se réveille enfin, je dus attendre un autre homme, mais surtout la fin de mon analyse en 1989.

C’est ainsi que par l’intervention de Marian Apfelbaum pour m’éloigner de mon domicile, il me força à réagir : je te quittais le jour de l’anniversaire de notre mariage, le 31 janvier 1971, sept ans jour pour jour après notre mariage.

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