Grand-mère de J-J Porchez : Menchevik née à Saint-Pétersbourg

J’approfondis ma relation avec les parents de Jean-Jacques qui sont bienveillants à mon égard et qui ne sont informés en rien des relations dans notre couple

Grand-mère de Jean-Jacques Porchez :  juive russe née à Saint-Pétersbourg

En 1905 sa grand-mère avait du fuir Saint-Pétersbourg à l’âge de 19 ans (autrement dit elle du naitre vers 1886), où elle était née de parents juifs. Elle avait été Menchevik et avait participé à la révolution, dont en posant quelques bombes. Mais la révolution échoua fin 1905. Les révolutionnaires russes, dont elle faisait partie, persécutés par le régime tsariste, fuirent leur pays et se réfugièrent à Genève.

Menchevik

extrait de Wikipedia :

Mencheviks du russe : меньшевик /mʲɪnʲʂɨˈvʲik/2 litt. « minoritaire ») sont un courant socialiste russe se réclamant du marxisme, initialement formé par la fraction minoritaire du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) lors de la division de ce parti au 2e congrès de Londres en 1903.
Cependant, même si la faction bolchévique était majoritaire au sein du POSDR en 1903, elle n’en était pas moins restée minoritaire sur la scène politique jusqu’à la révolution d’Octobre 1917. En effet, en 1905, il y a 8 000 Bolcheviks dans les organisations clandestines en comparaison avec les 12 000 Mencheviks à la même époque. Par ailleurs, le Parti socialiste révolutionnaire (SR) comptait également plus d’adhérents que les Bolcheviks

Là elle connait un homme dont nait sa fille, Irène. Devenue mère célibataire, elle vient à Paris où elle travaille dans les bureaux des usines Renault. Je manque d’informations pour la suite car elle fait suivre des études de droit à sa fille, je ne comprends pas avec quels moyens financiers…

Puis Irène, devenue adulte, se marie avec un ingénieur et donne naissance à un fils, Jean-Jacques. Elle devint veuve quand ce fils atteint son adolescence. Ce mari avait une belle situation c’est grâce à lui qu’elles habitent dans cet appartement du 7ème arrondissement. Cette aïeule ne voulut plus jamais entendre parler de l’URSS, bien qu’elle et sa fille restèrent de gauche, lisant toutes les deux Libération et Le Monde quotidiennement. Elle reprochait en particulier qu’il n’y ait plus de si grands compositeurs « qu’avant ».

Tellement intimidée par ces parcours à l’opposé de ceux de mes parents, et du mien, je n’oserai pas poser les bonnes questions en particulier concernant la persécution des juifs durant la seconde guerre mondiale. J’apprends seulement qu’elles ont pu se réfugier dans le village de Barbizon, grâce à l’aide d’un ami cinéaste.

Du thé noir russe toute la journée !

La grand-mère boit toute la journée, et nous sert, du thé russe noir tout au long de la journée : dans une petite théière le thé russe très concentré, servi dans une tasse, délayé par un peu d’eau, un sucre mis dans la bouche pour le déguster.

Je découvre aussi la cuisine russe : poulet en croquettes … ou en côtelettes, le caviar d’aubergines, les nombreux plats en pâtes (blinis, pirojkis, piroguis, pirojkis, krouglis) dont nous allons nous ravitailler chez un traiteur russe. Mais parfois je ne sais plus si c’est vraiment d’origine russe où la Russie qui a inspiré les plats français qu’elle nous sert.