Emplois et formation années 1972-1975 : IFM et IFOCOP

points de vente

Institut français du merchandising

Après ma dizaine d’années de secrétaire d’avocats (1), qui avaient commencé en 1964 (2), j’avais été engagé en tant que secrétaire dans une association : IFM – Institut français du Merchandising.

J’ai été la secrétaire de cet institut (en association) de 1971 à 1973. Nous étions deux employés un homme qui s’occupait de l’organisation des rencontres entre producteurs et distributeurs, et moi, la secrétaire, qui s’occupait de sa gestion et des contacts entre distributeurs et producteurs.

L’inventeur (ou l’initiateur) en France était Massagne, son collaborateur principal Masson. C’est Massagne qui initia les pièces de 1 franc sur les chariots, qui permirent ainsi que les chariots soient rangés et non plus laissés abandonnés dans le plus grand désordre dans l’air de parking des grandes surfaces.

Dans tous les cas j’affirme qu’il fut le « créateur » de la formule française de cette « science ». Il écrivit des livres.

Ils m’emploient comme dupe pour faire le bilan

Cet institut a été liquidé en 1973, années où Pictet, le directeur (et créateur) de Points de vente hebdomadaire, a décidé qu’il n’y trouvait pas son compte, et que son hebdo pouvait remplir à lui seul les informations concernant les producteurs et distributeurs. Cela se passa ainsi :

Après avoir vu le directeur d’Intermarché (Les Mousquetaires) licencié par téléphone devant notre assemblée de responsables de la distribution et de la production, réunie, il est décidé qu’une réunion aura lieu pour « voter » et savoir si cette association perdura.

Moi la secrétaire, ils m’ont laissé dupe, et m’ont demandée de faire un calcul de rentabilité, et de l’exposer devant eux réunis spécialement à cet effet.

J’ai donc devant un grand tableau noir alignée les chiffres et les idées …j’avoue que j’ai oublié lesquelles…  mon but était de démontrer que cette association avait un avenir. Et comme il était prévu, à mon insu, ils ont fermé l’association dans les jours suivants ! …

Pictet m’embauche

points de vente
points de vente

Mais Pictet me trouvant une employée à ne pas « perdre » il m’engage dans un poste, créé pour moi, de ventes de pub à des petits commerçants (La France alimentaire) puis il a fermé ce journal (3)

J’étais rentable… alors il m’a transférée dans « Point de vente » où le responsable de pub ne faisait plus rien ! Place impossible… qui s’est mal terminée pour moi : je fus licencié car j’avais mon franc parlé face à ce responsable paresseux.

Chômage de 6 mois

Je me retrouve donc au chômage, et un peu désorientée car le chômage n’est pas « mon truc ». Je cherche des emplois, des formations permanentes… À l’occasion d’un entretien avec une employée de l’ANPE (Agence nationale pour l’emploi) elle m’incite à devenir fonctionnaire… j’avoue que je ne le sens pas. En fait la stabilité à vie dans un même emploi ne me tente pas, je pense que je m’y ennuierai. J’ai besoin de changer pour apprendre dans des emplois variés, une manière de substitution à mon handicap de scolarité « ratée ».

Formation 9 mois IFOCOP

icocop rungis
IFOCOP Rungis actuellement, années 1970 le bâtiment n’existait pas, c’était quelques pièces réparties dans Rungis

 

J’ai fini par être intégré à une formation à l’IFOCOP, pour perfectionner la gestion d’entreprise. Cette formation durait 9 mois à mi-temps, une moitié se faisant en stage d’entreprise. Je finis 3ème.

Mon but était de ne plus jamais être secrétaire… mais femme il ne m’était pas proposé d’autres sortes d’emploi à responsabilité…

je décidais d’ouvrir ma propre entreprise… à suivre !

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(1) j’avais aussi travaillé dans le tourisme, peu de temps, dans l’entreprise de mon mari.

(2) j’ai commencé à travailler à 18 ans

(3) je croisais là la première personne atteinte du SIDA (VIH) ; j’en avais entendu parler, mais n’en savais pas grand chose sinon que cette maladie était mortelle (à l’époque) et que c’étaient les hommes homosexuels qui en étaient atteint, tout au moins c’était l’état de notre savoir de l’époque.

Études à Vincennes en histoire et logement économique

solex 3800. annee 1966

Acquisition d’un Solex

J’ai acquis un Solex pour me déplacer facilement partout dans Paris et sa proche banlieue, qui sera bientôt remplacé par un Cady… Cela suppose que je me transporte seule.

Mon Solex ressemblait à celui-ci :

solex 3800. annee 1966
solex 3800. année 1966

et mon Cady ressemblait à celui-ci sauf que le mien était bleu

motobecane cady
motobecane cady

Il était plus stable que le Solex dont le centre de gravité étant en haut au niveau du guidon le rendait un peu dangereux par son centre de gravité trop, je me sentais en meilleur équilibre avec le Cady et j’ai parcouru Paris en tous sens.

Faculté de Vincennes en histoire

Mais pour aller à la faculté de Vincennes, quand j’habiterai proche, je traverserai le bois seule à pied le soir tard, ce qui effrayera mes amis étudiants, parce qu’il y aurait de la prostitution dans ce bois… mais je ne l’ai jamais vu, et j’adorais marcher à travers ce bois de jour comme de nuit. Pour l’aller il y a un bus qui part de la Porte de Vincennes, toujours rempli à bloc d’étudiants, qui laissait toujours penser qu’il allait basculer…et se renverser !

Pour une charge locative la moins chère possible et proche de la fac de Vincennes je loue un logement à demi meublé de deux pièces, WC sur le palier, une cuisine, je vais donc aux bains publics pour me laver, ou sinon je fais chauffer de l’eau sur le réchaud électrique à deux feux et un minuscule four, et me lave dans une grande bassine rouge. Mon fils à la possibilité de se laver chez sa grand-mère.

Logement économique

Ainsi dans ce logement chauffé à l’électricité pour lequel je paye 400Frs par mois de loyer, je dois laisser mon fils seul un soir sur deux pour mes cours à Vincennes. Nous dinons ensemble avant que je parte. N’aurait-il pas été mieux à Montgeron ? C’est quoi ce drôle de père, qui ne s’est jamais préoccupé des maladies d’enfance de son fils (scarlatine, rougeole), indifférent à son éducation, et qui tout à coup refuse de payer 100Frs de plus par mois pour la meilleure éducation qui soit ? Quelle est sa motivation exactement ? Elle ne peut être à cause de son budget puisque je sais qu’il a un salaire dix fois plus important que le mien. Juste pour m’embêter ? Me faire plier … à quoi ? que je n’étudie plus à Vincennes ? N’a-t-il rien compris à mes motivations alors qu’il m’a pourtant vu prendre des cours en auditeur libre dès le début de notre mariage, puis prendre des cours de comptabilité par correspondance durant trois ans tout en travaillant à mi-temps…

Emplois chez Papillard, puis Soulez-Larivière

Tout en poursuivant mes études à Vincennes, pour gagner ma vie je travaille à mi-temps ou à trois quart de temps chez des avocats, dont Me François Papillard qui organise des expositions au château de Vascœuil dont il est propriétaire, de grands peintres modernes dont Vasarely, à grands frais !

…Je découvrirai à ma retraite que cet avocat, bien que me délivrant des feuilles de salaires chaque mois, ne me déclara jamais à la sécurité sociale, ma retraite en sera amputée d’autant. Puis ce sera chez Me Soulez-Larivière, durant environ une année, et lui me déclara !

Jean-François et Jean-Jacques Porchez

Heureusement la mère de Jean-Jacques prend souvent Jean-François le week-end, mais elle le gâte trop, cela m’agace un peu car c’est du genre à courir après lui « armée » d’un yaourt pour qu’il veuille bien être nourri à la becquée !

Un jour elle me demandera si son fils ne se serait pas mal conduit avec moi du temps du mariage… car elle vient de découvrir une lettre de sa fréquentation actuelle, qui d’ailleurs s’appelle aussi Annie, qui se plaint de son comportement… je lui avoue donc que « oui » ! Sans lui en dire plus… je crois qu’elle a compris quelque chose, mais je ne saurai jamais exactement quoi.

Jean-François Porchez, mon fils, de 6 à 10 ans

Rentrée scolaire d’octobre 1971

J’ai repris des études à la faculté de Vincennes, en histoire, à la rentrée d’octobre 1971. Du fait que je continue à travailler pour gagner ma vie, je prends ces cours le soir. Ainsi mon fils, Jean-François va se retrouver seul. Je décide donc que le mieux pour lui serait la pension, mais pas n’importe laquelle !

Montessori à Montgeron

Je décide que le mieux pour lui est la meilleure stabilité qui soit dans la meilleure école possible : je choisis Montessori.

Je cherche celle de Montgeron avec l’aide de ma mère qui nous conduit en voiture. D’une part je n’ai pas les moyens d’acheter ni d’entretenir une voiture, d’autre part j’ai passé le permis plusieurs fois durant mon mariage, mais sans résultat !

Donc armée d’un plan je l’aide à se diriger, car ma mère n’a aucun sens de l’orientation ! J’y inscris mon fils facilement, son père payant la pension de 100frs de plus par mois que la pension alimentaire, soit 600frs, je le reprends le week-end.

Malheureusement au bout d’un an son père refuse de payer ce supplément de 100frs, moi ne pouvant prendre ce supplément à ma charge, et je dois encore changer mon fils d’école et déménager…

Ce refus par son père Jean-Jacques, eut une conséquence néfaste : continuant mes études à Vincennes je laissais mon fils seul le soir. Certes je le faisais manger avant de partir, puis le couchait. Son père l’eut laissé à Montgeron il ne se serait pas trouver seul le soir… aurais-je du, moi, arrêter mes études ?

  • C’est la question de l’autonomie de la femme qui est posée là. Jean-Jacques Porchez a tout fait pour m’empêcher de conquérir mon autonomie !

Dons manuels innés de Jean-François

Il continue à confirmer ses dons manuels :

Je l’ai, depuis sa prime jeunesse, encouragée à construire des Lego, constructions qui le passionnaient.

À l’occasion de la fin d’année on lui avait offert un petit circuit de train électrique. Alors il commence à construire, chez sa grand-mère où il y a de la place, un circuit de trains électriques. Il adhère à une association où sont majoritairement des adultes. Il en est passionné et rivalise avec eux. Il gagne même, une année, le premier prix. Il faut être méticuleux, soigneux, imaginer des trajets, des paysages, l’esthétique rentre dans les capacités nécessaires. Sa grand-mère, ma belle-mère, habite seule, depuis la mort de sa mère en 1969, dans un grand appartement qu’elle a acquis dans le 14ème arrondissement.

Heureusement la mère de Jean-Jacques prend souvent Jean-François le week-end, mais elle le gâte trop, cela m’agace un peu car c’est du genre à courir après lui « armée » d’un yaourt pour qu’il veuille bien être nourri à la becquée !

Un jour elle me demandera si son fils ne se serait pas mal conduit avec moi du temps du mariage… car elle vient de découvrir une lettre de sa fréquentation actuelle, qui d’ailleurs s’appelle aussi Annie, qui se plaint de son comportement… je lui avoue donc que « oui » ! Sans lui en dire plus… je crois qu’elle a compris quelque chose, mais je ne saurai jamais exactement quoi.

Mauvaise orientation de Jean-François après la CM2

Arrivé en fin de CM2 le directeur de l’école primaire de Jean-François lui refuse le passage en 6ème prétextant qu’il est forcément déséquilibré puisque sa mère est divorcée… il l’inscrit donc d’office, contre l’avis des autres instituteurs, dans une classe pour les débiles mentaux légers, qui s’appelle « allégée ».

Je me bataillerai, en adhérent à une association de parents d’élèves, durant deux ans pour qu’il reprenne des classes normales… La position de ce directeur d’école démontre que le divorce n’est pas encore accepté. Ses informations sur le divorce restent-elles bloquées sur les chiffres des années d’après guerre qui montrent que c’était le mari qui demandait le divorce motivé par l’adultère de sa femme ? Par contre quand il sera fait des études sociologiques sur les conséquences sur les enfants : le divorce est préférable au maintien d’un mariage conflictuel, il peut même être vécu comme un soulagement par les enfants.

Mon divorce et ses conséquences

Il y eut donc au moins deux conséquences funestes du fait de mon divorce :

  1. La mauvaise orientation scolaire de Jean-François par un directeur d’école
  2. et un compagnon qui voulait m’épouser, refus par sa famille

Années 1970 une femme divorcée était considérée comme une mauvaise femme, de mauvaises moeurs, en fait je ne sais quoi exactement car cela parait totalement insensé !

Introvertie et dyslexique 1951-1958 base de mon instabilité

carnet de notes de 1948 1949

Dyslexique

Personne n’avait jamais entendu parler de la dyslexie.

Dans mon souvenir de l’âge de 6 ans à l’âge de 12 ans, du cours préparatoire à la classe de 5ème, toutes mes dictées étaient barrées de grands traits rouges avec annotation négative écrite gros en rouge, pour les autres élèves les notes et appréciations étaient écrites en bleu,

Mais ce souvenir cauchemardesque vient d’être éclairé par un carnet de notes de 1948 à 1949 qui me classe « bonne élève »

Ce ne seraient qu’à partir du lycée, soit la 6ème, que mes dictées furent truffées de bien plus que les 10 fautes déjà trouvées excessives. Plus tard, à partir de la 3ème, je fus aussi excellente dans l’analyse du sens des textes.

…voici un exemple concret de l’effet de ma dyslexie à l’âge de 18 ans quand j’ai découvert Freud… confondant inverti avec introverti !

À l’oral je n’étais pas mieux

Je bégayais, ne retenant pas les textes à apprendre, qui d’ailleurs m’ennuyaient ; cette autre difficulté à l’oral dénotait que dans ma famille je n’avais pas l’occasion de m’exprimer, que personne ne prêtait attention à ce que j’aurais eu à dire, les trois autres membres de la famille parlaient entre eux abondamment, ne faisant aucune interruption pour me poser des questions sur mes journées par exemple. Ce n’est qu’à partir de la 3ème que je commençais à m’exprimer oralement uniquement avec mes camarades de classe, de plus je montrais une propension à les écouter des heures durant.

Introvertie

J’étais donc une introvertie, mais l’étais-je de naissance ou par la force de l’environnement familial dans lequel j’étais, puisque aucun espace ne m’était laissé pour raconter ma journée, émettre quelqu’avis que ce soit. J’avais de plus l’unique choix de me montrer gaie, inconsciemment je devais savoir que si j’étais triste c’eut été pire encore, et mon orgueil naturel ne me permettait pas de montrer quelque infériorité que ce soit, face aux trois « grandes personnes » qui m’entouraient.

N’étais-je atteinte de dyslexique que dans le cadre de la scolarité ?

carnet de notes de 1948 1949
carnet de notes de 1948 1949

À moins que mon défaut n’était que de la dysorthographie ? Plus jeune j’aimais écrire en miroir, soit de droite à gauche et non de gauche à droite. Suis-je une gauchère contrariée ? J’avais d’autres symptômes qui avaient été pris en compte à la gymnastique : mon pied d’appel étant le gauche il fallut me mettre de l’autre côté de la corde sinon je m’emmêlais les jambes et les pieds et je tombais. Ainsi la seule personne qui le prit en compte par la force des choses fut la professeur de gymnastique à partir de la 6ème, et malheureusement ne le communiqua jamais aux autres enseignants. Mais elle fut trop observatrice de mon corps et, alors que j’avais à peine 10 ans, elle me reprocha mon buste plat sans aucun soupçon d’une quelque naissance que ce soit de poitrine et me demanda si j’étais bien nourri, soupçonnant que j’avais un corset, me classant devant toutes les autres filles de « rachitique » !

Entrée en 6ème au lycée

Étant née en décembre j’étais rentrée en 6ème à l’âge de 9 ans ½, soit beaucoup trop jeune et immature. Âge aussi auquel je fis ma première communion étant la plus petite des communiantes en taille. Mais bientôt je les rattraperai toutes et les dépasserai en taille.

Je faisais aussi du latin dès l’entrée en 6ème, dont un an de redoublement, puis en 5ème. Il est à remarquer que j’ai retenu toute ma vie cette base qui me fut si utile pour la compréhension du français, je m’y référais sans cesse pour tout nouveau mot, ou pour mieux écrire d’après le sens d’origine du mot latin. Donc je n’étais pas si nulle que l’indiquait mes dictées, ou que le jugeaient mes enseignants. Je ne comprendrai jamais pourquoi j’ai été si freinée dans mon évolution scolaire ce qui m’handicapa toute la vie, et induisit pour la vie un certain comportement.

Toute ma vie j’ai pu bricoler ou laver les vitres au choix de la main gauche ou de la main droite, ce qui est un avantage. Mais écrire de la main gauche était interdit du temps de ma scolarité, peut-être que sinon j’aurais eu un niveau normal en orthographe ?

Dyslexique base de mon instabilité à vie…

Cependant ce qu’il faut bien appeler un handicap, la dyslexie, eut pour conséquence une totale instabilité. En effet aucune école n’accepta de me garder plus d’un an à partir de la 5ème alors que j’avais redoublé la 6ème.

Et ma mère de quémander auprès de telle nouvelle école ma rentrée, pourtant obligatoire : aucune école ne voulait de moi.
Un éclair se produisit en 3ème grâce à l’algèbre que je trouvais jubilatoire, et dont je me passionnais. Mais cela était totalement insuffisant pour plaire à une école ! J’aimais aussi la chimie, un peu la physique.

Mais toutes ces matières quel intérêt pour une fille ? J’eus été un garçon peut-être qu’on aurait été plus indulgent avec moi, donnant tout espoir pour mon avenir dans le technique. Pour une fille personne n’y pensa. De toute façon mon avenir était écrit d’avance : attendre le mari puis avoir des enfants. Tel était le seul avenir envisageable pour une fille.

J’ai ainsi égrené :

  • lycée,
  • cours complémentaire,
  • école religieuse,
  • école privée,
  • école à bac.

Ce parcours instable et de rejet permanent orienta tout mon avenir de jeune fille puis de femme. Il me fallut acquérir seule une confiance en moi par d’autres voies.

J’ai donc fréquenté :

  • Lycée de Sèvres pour la 6ème et la 5ème où je me rendais en train, puis à
  • l’École complémentaire de Chaville en bicyclette pour la 4ème et la 3ème.
  • Une autre école située à Versailles je repris le train pour la 2de,
  • Une école privée à Paris pour la 1ère où je me rendais par le train. Ce n’était que le début de mes allées retour à Paris que je commencerais à fréquenter pour mon plaisir.

Au moins changer constamment d’école me donna une autonomie de mouvements, j’appris tôt à me déplacer seule et par des moyens de transports divers.

Dans

  • l’école complémentaire j’étais avec des élèves qui n’étaient pas de ma classe sociale, et à mon insu, j’appris beaucoup de leur mode de vie, ce qui me servira toute la vie : je savais ce qu’était la différence entre les classes sociales dès la classe de 3ème : les logements étroits, sans salle de bains, les cloisons fines, les chambres pour trois enfants, ou plus, les odeurs dans les cages d’escalier. Bien que je ne connus le terme « classes sociales » qu’une fois adulte
  • Puis je fus mise dans une école religieuse catholique. Mal s’en trouva car j’étais justement en pleine remise en question, depuis l’âge de 12 ans, de ma croyance en Dieu. Je rechignais à me confesser comme nous en avions l’obligation, j’avais beau chercher je ne me trouvais pas de « péchés », et n’osais pas ne pas effectuer les prières qui m’étaient prescrites car elles devaient être effectuées aussitôt à la vue de tous dans l’église.
  • À l’école à bac de Paris je fis un peu d’italien pour la 1ère fois, et je rencontrai ma première amie avec laquelle nous parlions des heures entre autre dans les longs transports en commun…

Le temps où j’étais une croyante fervente était passé,

  • vers 15 ans j’étais dans une situation intermédiaire : déiste, n’osant encore être simplement athée, j’en expliquerai la raison dans un autre billet…

École primaire du CP au CM2 de 1947 à 1952

carnet de notes 1949 (1)

École primaire du CP au CM2 de 1947 à 1952

En guise de préalable il faut dire que j’ai retrouvé mon carnet de notes de 1948 à 1949 (de 7 à 8 ans, soit le CE1), tout à fait par hasard, ne sachant même pas que j’avais un tel carnet : il était au fond d’une des boites consacrées à toutes mes photos, tant celles prisent par mes parents dans mon enfance que jusqu’années 1980, du temps où j’avais un appareil photo reflex.

Jusqu’à cette trouvaille extraordinaire j’avais un souvenir cauchemardesque de mes années d’école car j’étais persuadée être dyslexique car je n’avais que des dictées barrées de grands traits rouge et de notes et commentaires comme quoi j’étais en quelque sorte demeurée ou une personne n’ayant pas une intelligence normale !

Le français comme matière unique ?

À cette époque l’instruction générale des enfants avait comme axe central le français écrit, toutes les autres matières, tels l’histoire, la géographie ou l’arithmétique n’étaient que secondaire voire inexistantes au regard du français promu tout en haut de l’édifice.<

À moins que cette norme ne soit spécifique à l’enseignement des filles ? Étant donné que les garçons étaient enseignés dans des classes séparées, je ne le sus jamais.

Je ne nie pas ainsi que le français ne soit pas essentiel pour comprendre toutes les autres matières, mais c’était par les dictées qu’on devait prouver ses connaissances, un peu par les récitations. Ainsi quand une élève comme moi était atteinte de dyslexie elle était considérée soit comme faisant preuve de mauvaise volonté, soit à demi-arriérée.

Aucune autre matière n’était prise en considération même si j’étais excellente en analyse grammaticale qui prouvait ma compréhension du texte français, à reconnaitre les verbes, leur temps, les adjectifs, les compléments d’objets, les rapports de chacun entre eux et ainsi un esprit tout à fait apte à exercer une certaine intelligence.

Les années de lycée ne seront pas mieux, voire pire encore car j’étais expulsée et aucune école ne voulait de moi

Mon école primaire

Elle parait avoir disparu : quand on va sur le site de la commune de Vanves elle est introuvable.

Mais grâce à l’histoire on peut retrouver une image assez détériorée car elle parait grise, alors que dans mon souvenir elle était rouge brique. Par contre sa structure à étages avec terrasses est telle que je l’ai fréquenté de 6 à 10 ans.

Mais l’immense différence d’avec cette photo est qu’elle était sans aucun immeuble sur son pourtour, j’y arrivais, à pieds, par son côté gauche.

Je vous la propose telle qu’on la retrouve sur le net à ce jour.